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J'eus un jour la maladresse de voyager sans visa dans un pays d'Afrique. J'ignorais que depuis ma dernière visite les lois avaient changé. A mon arrivée, j'ai été longuement retenu à l'aéroport et sur le point d'être rapatrié n'eût été l'intervention divine.
Le royaume de Dieu exige aussi un visa. Nous tous qui désirons aller au ciel avons également besoin de ce laisser passer au risque d'être débarqué en enfer. Dans notre passage du jour, Nicodème est allé rencontrer Jésus car il avait ce besoin de comprendre. Qui était-il? Un docteur de la loi, pharisien, membre du sénadhrin juif, le haut conseil religieux qui avait droit de vie et de mort sur les hommes. Mais au delà de tout, Nicodème était un chercheur, il s'intéressait à Jésus, à son ministère, à ses miracles. Mais Jésus s'intéressait à son salut. Nicodème connaissait la Loi mais il n'appartenait pas au royaume de Dieu.
Il y a beaucoup de personnes semblables à Nicodème dans nos assemblées. Ils connaissent la Bible, ils ont entendu parler de Jésus, mais en réalité ils ne sont pas prêts pour le Royaume de Dieu. Tout comme il répondit a Nicodème et aux juifs qui pensaient qu'être descendant d'Abraham les qualifiait automatiquement pour le royaume de Dieu, Jésus dit: "si vous ne naissez de nouveau, vous ne pouvez voir le royaume de Dieu".

Que signifie naître de nouveau?

La nouvelle naissance est une expérience spirituelle. Jn3,8. Elle ne saurait être expliquée. Elle ne peut être définie. Elle peut seulement être décrite. Dans la parole de Dieu, plusieurs expressions la décrivent: naître de Dieu, naître de l'Esprit, être régénéré, avoir un coeur nouveau et un esprit nouveau, devenir une nouvelle créature : Jn1: 12; 2cor 5:17
La nouvelle naissance est une expérience qui transforme complètement une personne. Son intelligence, son âme, sa volonté et son comportement sont radicalement transformés.
Dans l'ancien testament, pour faire partie du peuple de Dieu, il fallait se faire circoncire. Mais dans la nouvelle alliance, la circoncision nécessaire est une circoncision du coeur. Et cette circoncision du coeur ne pouvait qu'être l'oeuvre de Dieu à travers le processus de la nouvelle naissance. Rom 2:29. Peu importe que vous soyez hébreu ou juif, si vous ne naissez de nouveau, vous ne faites pas partie du peuple de Dieu.
Le fait d'être membre d'une église, responsable ou dirigeant dans une église, ou même baptisé ne fait pas non plus de vous un membre du royaume de Dieu si vous ne naissez de nouveau.
Dieu a plusieurs fois fustigé le comportement de son peuple et leur a parlé à maintes reprises par ses prophètes. Pourtant, ils sont restés un peuple au cou raide et au coeur de pierre. Et tel est le coeur de l'homme naturel. C'est pourquoi Dieu fait la promesse d'un coeur nouveau, d'un coeur de chair au lieu du coeur de pierre.
La foi chrétienne n'est pas une réformation, une amélioration de soi ou du développement personnel comme on l'entend de plus en plus aujourd'hui. Le seul moyen de devenir meilleur ou une meilleure version de soi ne se trouve dans le développement de ses potentiels mais dans le fait de naître de nouveau, de croître en Christ et de se laisser transformer par le renouvellement de l'intelligence au contact constant de la parole de Dieu et de l'action du Saint Esprit. La chair ne peut être réformée ni améliorée. Elle n'est bonne qu'à être crucifiée.

Comment savoir que l'on est né de nouveau?

Trois 03 témoins attestent de la nouvelle naissance.
*La parole de Dieu*
1jn5:1 et 13. Toute personne qui croit que Jésus est le fils de Dieu, c'est-à -dire le Christ, est née de nouveau. Quand Jean rédigeait son épître, il y avait certaines personnes qui croyaient en Jésus mais en un Jésus désincarné, qui ne serait pas venu dans la chair et ne serait pas le fils de Dieu. Ceci est contraire à l'Evangile.

*Le témoignagne intérieur du Saint Esprit*
Romains 8,14 et 16. Toute personne née de nouveau possède en elle cette conviction, cette assurance d'être un enfant de Dieu.
Eph. 1,13. C'est le sceau de Dieu.

*Le témoignage extérieur*
Le changement de vie, le fruit que nous portons.1jn3:6; 1jn3:8-9.
Luc 3,7. Quiconque est né de Dieu, ne pratique pas le péché mais produit des fruits dignes de la repentance.
La nouvelle naissance est l'œuvre de Dieu, mais pour y avoir accès nous avons besoin de nous repentir.

*PRIONS*
Seigneur Jésus, merci pour ta parole, je crois que tu es le fils de Dieu, venu mourir pour mes péchés.Pardonne mes péchés et fais de moi une nouvelle créature. Donne moi un coeur et un esprit nouveaux, scelle moi du Saint-Esprit et accorde moi l'assurance du salut. Amen.

 

 

                              Rév.Douti FLINDJA

 

 

 

 

Le 22 Février prochain, les togolais irons aux urnes pour élire celui qui va présider aux destinées de la nation pour les 5 années à venir.  A l’approche de cette échéance, le Bureau exécutif de l’Eglise des Assemblées de Dieu du Togo a adressé un circulaire aux Pasteurs et fidèles le 06 Février 2020. La note signée par  le Président national, le Rév. Djakouti Mitré exhorte les fidèles à 3 actions :

  • La prière pour la paix dans le pays,
  • La prière pour une élection présidentielle apaisée et
  • L’intercession pour la cohésion et l’acceptation de l’autre.

Rappelons que la campagne pour la présidentielle a démarré le 06 Février 2020.

 

 

 

 

La persécution des chrétiens au Nigéria devient très alarmante. Un récent rapport du Humanitarian Aid Relief Trust (HART) a révélé qu'environ 1000 croyants ont été tués par des militants islamiques au cours de la seule année 2019.

Face à la situation, les Leaders chrétiens du Nigéria ont marché le 02 février 2020. L’initiative vise à implorer le Seigneur afin qu’il sauve le pays des mains des groupes terroristes qui attaquent sans relâche les populations et persécutent activement les chrétiens.   il s’agit aussi d’inviter les autorités du pays à intensifier davantage la sécurité des biens et des personnes.

La persécution des chrétiens au Nigéria devient alarmante. Un récent rapport du Humanitarian Aid Relief Trust (HART) a révélé qu'environ 1000 croyants ont été tués par des militants islamiques au cours de la seule année 2019.

Il y a quelques semaines, le pasteur Lawan Andimi, une personnalité éminente de l'Association chrétienne du Nigeria, a été enlevé et décapité par le groupe terroriste Boko Haram.

 Le 20 janvier 2020, un étudiant chrétien nigérian de 22 ans de l'État du Plateau a été exécuté par  la province de l'État islamique d'Afrique de l'Ouest (ISWAP) une émanation du groupe terroriste Boko Haram

le 18 mai 2019  les extrémistes ont interrompu une pratique de choeur d'église et enlevé 17 chrétiens, dont un pasteur et sa fille. L'Association chrétienne du Nigéria a indiqué que les ravisseurs avaient demandé une rançon de 30 millions de nairas (83 100 dollars).


Open Doors USA classe le Nigeria au 12e rang de sa liste annuelle de pays à surveiller, déplorant dans son rapport que les hrétiens en dehors du secteur sud «sont traités comme des citoyens de seconde classe» et soumis à « des blessures physiques, des pertes de biens et des pressions pour abandonner Christianisme . " 

 

 

 

 

 

Bonjour Docteur Ballenger

 

Mary BALLENGER (MB) : Bonjour  Sœur  Bella

 

 Qu’est ce qui vous a amené au Togo ?

 

MB : C’était en 1995 que je suis arrivée au Sénégal, sur invitation de l’Institut biblique du Sénégal pour venir exercer en tant qu’archiviste. C’est de là que je suis venue à l’ESTAO -FATAD au Togo. Jai continué à servir au Togo en tant qu’archiviste jusqu’en 1999. Apres le comité directeur de l’Ecole m’a demandé de devenir la Doyenne académique de l’école. Jai donc occupé ce poste jusqu’en 2010. J’étais donc en vacance dans mon pays (Etats-Unis) quand j’ai reçu le  coup de fil de la direction de l’ESTAO me proposant pour cette fois de revenir en tant que Présidente de l’Ecole.

 Et qu’elle a été votre réaction à l’annonce de cette nouvelle ?

MB : La première réaction a été de leur demander s’ils ont prié par rapport à ça. Et ils m’ont dit qu’ils ont prié et qu’ils n’attendaient que le moment propice pour me l’annoncer. Jai dit que si cela ne vient pas de Dieu ce serait un désastre.

  Alors depuis mai 2010 vous êtes devenue présidente de l’ESTAO-FATAD, dites nous comment avez-vous travaillé durant votre mandat ?

 Le Seigneur a béni ces années, j’ai compris qu’il était avec moi et c’est une grâce. C’était une grande joie pour moi de passer ces années à Lomé. J’ai toujours eu l’intention de bien former les serviteurs de Dieu, les leaders, les responsables d’églises non seulement dans la doctrine mais dans tous les domaines pour la gloire de Dieu. Et c’est toujours une joie pour moi de voir les étudiants à la fin de chaque année repartir dans leurs pays dans le but d’aller dispenser ce qu’ils ont reçu. Ma préoccupation a donc toujours été de travailler à amener les âmes à connaitre le seigneur tel que nous le connaissons. C’était surtout un plaisir de voir la croissance de l’école. A mon arrivée, le nombre d’étudiants était entre 25 et 50. Mais aujourd’hui l’effectif varie entre 500 et 600 étudiants venant de plusieurs pays d’Afrique centrale, occidentale et du Madagascar.

 

 Quelle a été la particularité dans l’exercice de votre fonction en tant que présidente ?

On a changé la manière d’offrir les cours. Avant l’étudiant venait à la FATAD pour une formation de trois ans période au cours de laquelle il ne pouvait pas garder son poste mais il était dans l’obligation de laissé son église. Une fois de retour dans son pays il devait recommencer tout à zéro. Lorsque j’ai accédé à la présidence nous avons ensemble réfléchi avec mes collaborateurs et nous avons élaboré un nouveau système. Les étudiants peuvent désormais venir se faire former à la FATAD soit sur six semaines, neuf semaines, dix semaines ou encore sur treize semaines en cours intensifs. La formation dure toujours trois ans mais en session bloquée une fois l’an. Cela a permis aux étudiants qui sont à la base des pasteurs de garder leurs postes dans les églises et une fois de retour chez eux ils peuvent continuer par s’occuper de leurs différentes églises. Cette nouvelle stratégie a fait accroitre l’effectif des étudiants à la FATAD.

 Comment se passe la collaboration avec les différents pays représentés à la FATAD ?

MB : on a en tout 23 pays, de l’Afrique occidentale et centrale en plus du Madagascar, qui envoient des étudiants à la FATAD. C’est une joie de travailler avec les différentes églises nationales des Assemblées de Dieu. Je remercie le Seigneur pour leur collaboration puisque les membres du  comité directeur de L’Ecole viennent de chacun des pays, et je remercie de ce que le travail s’est déroulé dans une ambiance fraternelle et c’est vraiment ce qui fait la force de la FATAD. Je profite pour dire un sincère merci a L’église des Assemblées de Dieu du Togo, surtout le Bureau Exécutif avec à sa tête le Président National, Rév. DJAKOUTI Mitré. Les premiers responsables de l’église du Togo m’ont toujours soutenue dans tous les domaines pour que je puisse mener à bien mon ministère durant mon mandat. C’est vrai que je repars chez moi mais je garde le Togo dans mon cœur.

 Quels ont été les moments forts de votre ministère au Togo ?

MB : ca a toujours été frappant pour moi de voir les étudiants qui venaient à la FATAD traversé des moments difficiles tant dans leur pays d’origine que durant leur séjour au Togo mais qui tiennent le coup jusqu’à la fin de la formation, ils faisaient des sacrifices et ca m’a beaucoup marqué. Mon autre moment fort c’est quand le gouvernement togolais nous a donné l’homologation. Un autre geste qui m’a toujours touché aussi, c’est le soutien inconditionnel de la chapelle. Elle nous aide à subventionner les frais de formation à la FATAD. Aussi, plus de dix présidents des églises Assemblées de Dieu en Afrique se sont faits formés à la FATAD ca  me réjouis le cœur.

Qu’est ce que vous n’avez pas aimé durant votre mandat ?

MB : c’est le fait que je ne parle pas bien le Français. Il faut dire que Je n’ai pas eu beaucoup de moments désagréables au Togo au contraire j’ai appris beaucoup de choses j’aime beaucoup la culture togolaise, j’ai remarqué que le togolais reste toujours calme et serein devant les situations inquiétantes. Il démontre toujours une paix intérieure. Une autre situation que j’ai appréciée chez les togolais, c’est l’acceptation de l’autre et la joie de vivre en famille on peut voir plus de trois générations dans la même maison alors que dans mon pays ce n’est pas évident.

 Et si vous devez faire un bilan de votre passage au Togo

MB : c’est une grande richesse pour moi d’être venue au Togo. Je serais restée chez moi pour vouloir gagner matériellement et financièrement plus que j’allais le regretter amèrement. Je fais un bilan très positif du temps passé au Togo. Je remercie le Seigneur pour la santé qu’il m’a accordée car ce n’était pas évident. Mon médecin m’avait interdit de venir dans les tropiques à cause de mon état de santé mais par la grâce de Dieu tout s’est bien passé.

 DR Mary BALLENGER maintenant que vous êtes à la retraite qu’allez vous faire ?

MB : je ne quitte pas définitivement le Togo mais je ferai des aller-retours entre les Etats Unis et le Togo. En ce qui concerne ce que je ferai de ma vie, déjà on me propose de venir enseigner sur la mission dans une école biblique nouvellement créée par mon église. Quand je serai de retour dans mon pays et si Dieu nous accorde la santé je vais partager avec cette école mon expérience avec plaisir.

 

Avez-vous un conseil à donner à votre successeur ?

MB : je prie pour la FATAD et je veux que l’école garde sa crédibilité ; nos diplômes ont de la valeur et donc j’encourage tous les étudiants à se donner véritablement pour mériter pour les mériter. Pour le nouveau président je souhaite que Dieu le guide et que toutes ses décisions soient inspirées de Dieu.

Votre mot de la fin

MB : je souhaite vivement que Dieu garde le Togo. J’ai appris une chose c’est qu’on a toujours à donner. Même quand on n’a rien et qu’on est si pauvre, on a toujours quelque chose à donner. Je pars mais le Togo vient avec moi, je le porte dans mon cœur, j’ai une grande famille au Togo et ma prière est que Dieu protège ce pays et que l’église aille de l’avant. Dieu bénisse énormément la nation togolaise.

Dr Mary BALENGER merci .

MB : c’est moi qui vous remercie. Encore une fois, Dieu vous bénisse.